120 pages — 17 × 24 cm
impression quadrichromie
Couverture cartonnée - jaspage noir
ISBN 9782390220718
Paz Boïra est née en 1972 à Valence, en Espagne, où elle vit aujourd’hui. Elle a poursuivi ses études à Bruxelles dans la section gravure de l’École Nationale Supérieure d’Arts Visuels de la Cambre avant de rejoindre l’Institut Saint-Luc dans la section bande dessinée. Elle s’y noue, au début des années 90, avec le collectif Frigoproduction qui allait créer les éditions Fréon. Elle est illustratrice pour la presse et a réalisé également un court-métrage animé. Ses nombreux récits sont apparus entre les revues Frigobox et Le Cheval sans tête ou encore le Comix 2000 des éditions L’Association. Elle a réalisé également des illustrations pour de nombreux journaux (La Libre Belgique, Libération, Le Monde de l’éducation... ).
Que voit-on dans les livres de Paz Boïra ? Le dedans retourné, le beau surgissant limpide dans le trivial. Carbonne, Eau, Encre, Formes, Espaces.
Pour enclencher ses récits, majoritairement silencieux, Paz Boïra remonte le fil tumultueux de ses rêves... qui génèrent le jour de nouveaux songes, épiphanies ou narrations surréalistes que le dessin s'approprie à travers ses recherches narratives et graphiques. Son plaisir de raconter prend sa force dans la recherche de ce qui lie les images puissantes des rêves, ce qui les rend lisibles et partageables sous la forme d'un récit.
Paz Boïra a appris à voir dans l’obscurité, à respirer sous l’eau, à percevoir les signaux d’autres époques et d’autres lieux. Combien d’ouvriers sont morts en bâtissant le Taj Mahal ? Combien d’esclaves pour le Colysée ? Telles sont les questions qui lui parviennent, même de nuit, c’est-à-dire quand elle est la plus éveillée. Paz Boïra explore les contours de l'humanité, elle investit ses récits de ses plus profondes angoisses, celles d'une probable fin du monde, d'une existence invivable, d'une vie privée de lumière sans plus de miracle possible.
Paz Boïra aime s'aventurer à la découverte de nouvelles techniques, comme elle l'a fait pour presque chacun de ses livres. Chaque technique lui offre un espace mental nouveau, un nouveau défi... et la possibilité de trébucher et de rebondir, de mettre en péril son trait, ses couleurs, ses compositions, toujours à la recherche d'un langage propre, d'un au-delà artistique à la fois personnel et transmissible.
Le saviez-vous ?
On rapporte cette charmante comptine frémokienne : « Qui a bu, boira, et le Beau ira, à l’Être vu, à l’O de la fontaine, de son, de sang, de songe, de sens, à l’A de la Fontaine, Qui a vu verra, le P ou pas, sa l’Être lue : le i tréma »