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Le dessin de couverture et le titre
aussi sont assez obscurs pour inciter le lecteur
à ouvrir l’album, pour découvrir
ce qui se cache derrière tant de mystères.
Il manquait sûrement au volume précédent
des mémoires d’Amoros un peu de sentiment.
Une lacune que ce deuxième volet réussit
à combler.
Oui, car il est bien question d’amour ou
plutôt de fascination, comme la femme ténébreuse
de la couverture nous le promettait. A tout roman
historique sa bataille glorieuse, à tout
polar sa femme fatale. Cava ne fait que respecter
les règles du genre. Le scénario
mise particulièrement sur le couple Amoros-Négri.
Les années ont passé, le jeune journaliste
travaille toujours à La Voz. En volant
au secours d’une femme brutalisée
dans un bar, notre héros reçoit
en récompense des mains de l’amant
de celle-ci un tableau. L’homme, aujourd’hui
baron de Carvia, était autrefois entraîneur
de boxe et trafiquant d’armes pour les troupes
d’Abd-el-Krim à ses heures perdues.
Devenu riche, le baron s’essaye à
présent au trafic d’œuvres d’art.
Mais lorsque les sentiments se mêlent au
banditisme, les pistes se brouillent et l’on
ne sait si le devoir du journaliste est de dénoncer
les contrebandiers ou de convaincre Lola de rester
près de lui. Cava a mis en scène
une seconde fois ce personnage irréprochable
qu’un certain Eduardo de G uzman, bien réel,
lui a inspiré. Rédacteur en chef
du journal anarchiste La Tierra jusqu’en
1935, il a collaboré par la suite à
plusieurs journaux de la même mouvance.
Lorsque Franco arrivera au pouvoir, Guzman sera
arrêté, emprisonné et condamné
à mort avant que sa peine ne soit allégée.
Il finira par être libéré
mais ne pourra exercer son ancien métier.
Alors, il se tournera vers la littérature.
Les romans policiers auront sa préférence.
C’est surtout le courage et la détermination
de Guzman qui ont donné l’idée
au scénariste de créer le personnage
d’Amoros.
Des
mêmes auteurs aux éditions Frémok
:
-
Signé Mister Foo, les Mémoires d'Amoros
vol. 1 (avril 2000)
- Les Ailes calmes,
les Mémoires d'Amoros vol. 3
(juin 2004)
De
Felipe H. Cava aux éditions Frémok
:
-
Fenêtres sur l'Occident
(avec Raúl, octobre 1995)
- Berlin 1931 (avec Raúl,
1998) / épuisé
- L'Expiation (avec Ricard Castells, octobre 2002)
De
Federico del Barrio / Silvestre aux éditions
Frémok :
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Felipe H. Cava est
l'un des plus importants scénaristes espagnols
actuels. Il fut pendant les années 80,
rédacteur en chef de plusieurs revue de
la nouvelle vague espagnole, telle que Madriz
ou Medios revueltos. Après
de nombreuses histoires courtes, il signe avec
Raúl
deux oeuvres de grande ampleur, Fenêtres
sur l'Occident et Berlin 1931 publiées
en France par les éditions Amok. Dans les
quatre volumes que comptent à ce jour Les
Mémoires d'Amoros, et comme dans l'ensemble
de son oeuvre, domine la volonté d'inscrire
au sein de la bande dessinéeune conscience
historique. Felipe H. Cava est également
critique d'art et scénariste pour la télévision.
Federico del Barrio est
d'abord apparu dans les pages de la revue espagnole
Madriz , une des publications phares
de la Movida des années 80. Il a été
découvert en France grâceà
la revue Pelure
Amère et à un récit
d'un collectif des éditions Autrement,
L'Argent Roi. Paru en Espagne en 1991,
Leon Doderlin est l'album où il
pose les bases d'un univers radicalement personnel.
En 1995, il choisit de prendre le nom de Silvestre,
se démarquant ainsi de l'oeuvre considérable
qu'il a déjà réalisée.
Silvestre publie alors Relations, et
Simple aux éditions Amok : deux
livres qui s'interrogent sur la création
en explorant les artifices de la bande dessinée.
Del Barrio / Silvestre poursuit parallèlement
un travail d'illustrateur, d'auteur et de metteur
en scène. |