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Ce pays qui est le vôtre
Collection Octave
88 pages
Format : 24 par 33 cm
Imprimé en bichromie et en trichromie
Prix : 24 euros
Parution : octobre 2003

ISBN : 2-911842-90-1

 

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CE PAYS QUI EST LE VÔTRE
De Kamel Khélif
collection Octave / octobre 2003

>> Voir les dix premières pages au format PDF <<

Injustement placé en garde à vue, un homme se remémore son retour en Algérie, pays de son enfance, son arrivée en France et sa vie et celle de ses amis. Sa bataille pour prouver son innoncence prendra la forme d'une lutte pour tracer sa propre histoire.

Accusé d’une tentative de vol en 1987, Kamel Khélif a dû batailler pendant trois ans pour prouver son innocence face à la parole sacrée de la victime. Arrêté, il lui faut endurer une garde-à-vue, pratique héritée de l’Inquisition et pourtant plus que jamais d’actualité.
Si le livre prend pour point de départ cette expérience, il est bien loin de s’y limiter. Après avoir fait siens les mots de Farès, Gibran ou M, Kamel Khélif signe son propre texte, sa propre histoire. Sans doute faut-il voir là la raison de l’exceptionnelle richesse de son livre, œuvre à tiroirs où chaque mot, chaque image est susceptible d’ouvrir sur de nouvelles significations.
Bien que le récit soit autobiographique, Khélif se refuse à l’écrire à la première personne. Rejetant la simple anecdote, il signifie que cette histoire est aussi celle d’autres.
A l’heure où Al-Djazaïr, l’année de l’Algérie en France, voudrait célébrer les retrouvailles consensuelles et idylliques des deux pays, le livre de Khélif préfère porter la question. Car de quel pays s'agit-il ici ? De l'Algérie pour les premiers immigrés, de la France pour les français d'origine mais pour la deuxième ou la troisième génération d'immigrés ? Quel pays est le leur ? Quelle terre pour accueilllir les dépouilles ? La jeunesse perdue à laquelle Kamel Khélif dédie son livre a été perdue pour l'Algérie du fait de l'immigration. Fauchée par la délinquance et la répression, elle a aussi été perdue pour la France. La conclusion de l’ouvrage donne à penser que tout peut recommencer à chaque instant, ce que tendent à attester les dérives sécuritaires actuelles.
Face à ces destins collectifs qui semblent frappés du sceau de la fatalité, il y a pourtant bien un horizon qui s’offre dans ces pages. Sur le mur de la prison qui l’enfermait, Kamel Khélif n’a pas inscrit son nom. Avec les taches, son imagination par contre a composé la chapelle sixtine de Michel-Ange. Dans chacun de ses récits, on trouve des chambres, des fenêtres qui s’ouvrent sur le présent autant que sur le passé. La chambre, comme le livre, forme le territoire de l’intime : un endroit à soi, un espace pour être soi, un pays véritable. Voilà la lumière, la fragile victoire que l’on trouve dans les ombres, les encres ou les fusains de Khélif. L’art, l’intime, pour s’en sortir.

>> Entretien avec Kamel Khélif

 

Du même auteur aux éditions Frémok :

- Les Exilées, histoires (avec Nabile Farès, octobre 2001)
- La petite arabe qui aimait la chaise de Van Gogh (avec Nabile Farès, avril 2002)

 

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Né à Alger, Kamel Khélif vit et travaille à Marseille depuis 1964. Après des études dans un lycée d’enseignement professionnel, il devient animateur socio-culturel dans les quartiers Nord de Marseille. Parallèlement à son activité professionnelle, il réalise des illustrations pour différents journaux et revues donnant la parole aux jeunes de banlieue. Depuis 1991, il se consacre entièrement au dessin et participe à diverses manifestations artistiques. Il est apparu par quelques dessins dans l’ouvrage d’Edmond Baudoin, La mort du peintre. Il a depuis signé des illustrations pour Le prophète de Khalil Gibran et Homicide. Un album de bande dessinée sur un scénario de Amine Medjidoub. Ces deux ouvrages sont parus chez Z’éditions. Aux éditions Amok, il a apporté un témoignage sur les quartiers Nord de Marseille avec l’ouvrage Cité Bassens, traverse du mazout avant de participer au cinquième volume de la revue Le Cheval sans tête avec un récit réalisé en collaboration avec Nabile Farès, La jeune femme et la Mort.

 

 

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