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Journaliste du quotidien madrilène
la Voz, Angel Amoros traverse les années
troubles qui précèdent la Guerre
civile espagnole. Leticia la femme de son ex-collègue
Mariano Buendia vient le trouver au journal. Elle
lui apprend que son ami était morphinomane
et qu’il a mystérieusement disparu
de la clinique où il était soigné.
Bien que le personnel de la clinique affirme que
Buendia est parti de son plein gré, Leticia
demande à Amoros d’enquêter.
Le voilà donc contraint à explorer
les bas-fonds de la ville, de plonger dans le
monde de la drogue et de la nuit. Les cadavres
qui ne tardent pas à s’accumuler
viennent confirmer les soupçons. Mais où
se trouve Buendia ? Et pourquoi, malgré
les morts qui s’accumulent, les ravisseurs
semblent épargner Amoros ? Tout comme il
va découvrir l’envers de la ville,
Angel Amoros va découvrir la face sombre
de son ami, un côté obscur qui trouve
son explication dans la terrible guerre du Rif
qui a opposé l’Espagne au Maroc et
à l’issue de laquelle le général
Primo de Rivera a installé sa dictature.
Mais, malgré une fin tragique, Angel Amoros
retrouvera son ami.
Hugo Pratt déclarait vouloir faire disparaître
Corto Maltese, son personnage emblématique,
pendant la Guerre civile espagnole, dernière
aventure romanesque selon lui. Tout en respectant
un ensemble de canons de la bande dessinée
classique, Felipe H. Cava a lui créé
un personnage destiné à vivre cette
guerre, lui survivre et raconter. Le tout à
la lumière des guerres coloniales qui ont
précédé ce conflit, au Maroc
mais aussi à Cuba ou aux Philippines.
Délaissant les lavis et les nuances de
gris des deux premiers volumes, Signé Mister
Foo et La Lumière d’un siècle
mort, Federico del Barrio opte dans Les Ailes
calmes pour un noir et blanc irradié qui
le place à une improbable frontière
entre Hergé et Breccia. Ombres, tunnels,
conduits, méandres, nous plongeons dans
les dessous d’une Histoire dont les ramifications
mènent jusqu’à aujourd’hui.Les
Mémoires d’Amoros confirment avec
ce tome qu’elles forment une série
majeure qui interroge tant l’Histoire de
la bande dessinée que l’Histoire
tout court, sans jamais cesser d’être
un récit palpitant et émouvant.
Des
mêmes auteurs aux éditions Frémok
:
-
Signé Mister Foo, les Mémoires d'Amoros
vol. 1 (avril 2000)
- La lumière d'un
siècle mort, les Mémoires d'Amoros
vol. 2 (avril 2001)
De
Felipe H. Cava aux éditions Frémok
:
-
Fenêtres sur l'Occident
(avec Raúl, octobre 1995)
- Berlin 1931 (avec Raúl,
1998) / épuisé
- L'Expiation (avec Ricard Castells, octobre 2002)
De
Federico del Barrio / Silvestre aux éditions
Frémok :
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Felipe H. Cava est
l'un des plus importants scénaristes espagnols
actuels. Il fut pendant les années 80,
rédacteur en chef de plusieurs revue de
la nouvelle vague espagnole, telle que Madriz
ou Medios revueltos. Après
de nombreuses histoires courtes, il signe avec
Raúl
deux oeuvres de grande ampleur, Fenêtres
sur l'Occident et Berlin 1931 publiées
en France par les éditions Amok. Dans les
quatre volumes que comptent à ce jour Les
Mémoires d'Amoros, et comme dans l'ensemble
de son oeuvre, domine la volonté d'inscrire
au sein de la bande dessinéeune conscience
historique. Felipe H. Cava est également
critique d'art et scénariste pour la télévision.
Federico del Barrio est
d'abord apparu dans les pages de la revue espagnole
Madriz , une des publications phares
de la Movida des années 80. Il a été
découvert en France grâceà
la revue Pelure
Amère et à un récit
d'un collectif des éditions Autrement,
L'Argent Roi. Paru en Espagne en 1991,
Leon Doderlin est l'album où il
pose les bases d'un univers radicalement personnel.
En 1995, il choisit de prendre le nom de Silvestre,
se démarquant ainsi de l'oeuvre considérable
qu'il a déjà réalisée.
Silvestre publie alors Relations, et
Simple aux éditions Amok : deux
livres qui s'interrogent sur la création
en explorant les artifices de la bande dessinée.
Del Barrio / Silvestre poursuit parallèlement
un travail d'illustrateur, d'auteur et de metteur
en scène.
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