Les entretiens

Yvan Alagbé,
auteur de Qui a connu le feu

Alex Barbier,
auteur de Lycaons

Alex Barbier,
auteur de Lettres au maire de V.

Alex Barbier,
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Alex Barbier,
auteur de De la chose

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Olivier Bramanti,
auteur de Le chemin des merles

Olivier Bramanti,
auteur de Qui a connu le feu

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Frédéric Coché,
auteur de Hortus Sanitatis

Frédéric Coché,
auteur de Vie et mort du héros triomphante

Olivier Deprez,
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Martin tom Dieck,
auteur de Les nouvelles aventures de l'incroyable Orphée (avec Jens Balzer)

Vincent Fortemps,
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Dominique Goblet,
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Kamel Khélif,
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Jean-Christophe Long,
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Michael Matthys,
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Pedro Nora,
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Raul,
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(avec F.H. Cava)

David Soares,
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Mr Burroughs

Thierry Van Hasselt,
auteur de Gloria Lopez

Thierry Van Hasselt,
auteur de Brutalis

 

 

 

 

 

 

 

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Entretien avec Martin tom Dieck

auteur de Salut Deleuze ! (avec Jens Balzer)
et Les nouvelles aventures de l'incroyable Orphée (a
vec Jens Balzer)
par Karel Vanhaesebrouck

K.V. : Pourquoi mélanger la BD et la philosophie ? Ce n’est pas un mariage évident. Contrairement à la bande dessinée on associe la philosophie à l’éducation universitaire et scientifique.

M.t.D. : Et pourquoi pas? Pourquoi ne pas mélanger deux choses différentes? Il y a beaucoup de dessinateurs qui ont fait des BD sur des musiciens ou qui se sont inspirés de la musique. C’était un peu par hasard que je suis arrivé à Deleuze. J’avais été influencé par ce philosophe à un niveau très élémentaire.
J’ai déjà essayé de reconstruire ce processus d’inspiration, mais les traces se sont un peu perdues. Mon premier contact avec Deleuze était ce petit livre qu’il avait écrit sur les rhizomes. La lecture de ce livre m’a frappé et était à la base de l’idée de faire quelque chose sur la philosophie, sur Deleuze en particulier.
Sa philosophie fonctionnait alors comme une source d’inspiration pour construire des récits. Néanmoins, ce n’est que plus tard qu’on m’a dit que ma façon de travailler était plutôt deleuzienne. En tant que dessinateur, je suis donc devenu deleuzien sans le vouloir ni le savoir. Par exemple, je ne connaissais pas les catégories de Concept, Percept et Affect, mais ils m’aident à mieux comprendre mon travail.
Je peux utiliser n’importe qui ou n’importe quoi comme personnage ou idée de base d’une BD, même si -apparemment ça ne colle pas ensemble. Mais ça donne quelque chose de nouveau. Il ne faut pas se poser la question d’une signification ou d’un but trop tôt dans le processus de création, ça se développe naturellement. J’intègre souvent des idées qui me plaisent sans savoir quelle fonction elles auront dans la totalité du récit. Souvent le sens précis s’installe après.

Votre livre est paru en feuilleton dans un quotidien. C’est curieux pour un tel type de bande dessinée. Comment êtes-vous arrivé à ce projet ?

Le Frankfurter Algemeine Zeitung est le quotidien le plus riche d’Allemagne. Depuis quelques années, il y a ce nouveau marché berlinois, tous les journaux veulent un morceau de ce gâteau. Ils installent des rédactions à Berlin pour faire partie de ce marché.
C’est pour cette raison qu’ils veulent tous inclure quelques pages berlinoises, y compris le Frankfurter Algemeine Zeitung. Une des idées des rédacteurs était de publier un strip à suivre. Ils ont invité plusieurs dessinateurs pour s’occuper de cette rubrique durant quelques mois, la collaboration variait d’un à quatre mois. J’étais un des dessinateurs choisis.
Ils n’avaient aucune restriction du côté artistique. Malgré le sujet qui est un peu moins évident, ça a marché. Voilà comment j’ai eu l’occasion de publier cet étrange mélange de BD et de philosophie dans un quotidien.

Deleuze est un philosophe très populaire et très à la mode. En Allemagne, il est assez connu. La forme classique de la BD rend la philosophie accessible.

Votre premier livre sur Deleuze, intitulé Salut Deleuze, est très différent du deuxième qui porte le titre The Return of Deleuze. Premièrement, le mode de narration du deuxième livre semble être plus classique, lvN}?NN}lvN  0@ŇNn}lvN @NPN-}lvN NX}#lvN?TNdN~lvNf@NP}lvN?N\N}lvNz 0@NNp}lvN|NhNP|lvNpz@tN}lvN~<N~lvN} 0@TN}lvNP*~?,N@4~lvN V}f@ȐNNl}#lvN ?hNlvN ~?NPN`~lvN`?,N6~lvNГ?$N4N R}lvN+~`,~? N ~lvN~`?DIN0~lvN{PINN0{lvNГ@e@܋NN`}lvNQ} n}f@DNN T}lvNГ 0@tNNp}lvN0 ~?NN~lvN~ lN`N`~lvN ?ԓNN ~lvN`m} 0@NNB}lvNT}hNDNC}lvN|N`|lvNP}R}NNrwlvNp|N@|lvN.~?N00~lvN pNTN0~lvNp"~pNLN-~lvN8NP0~lvNo}? N J}#lvNJN$N ~lvN`?N2~lvN~?HN.~lvN`||f@0NpzlvNxN؏NV}lvN~?dN~lvN0~ܚN~lvN0~NNp2~lvNГ?XIDN.lvN?(N`4~lvN~NNP}lvN ЗNN~lvNNNlvN`~@HN~lvN @NN.~lvN?N`N:lvNp~$N@~lvN~N~lvN ~ @Np~lvN~pN~lvN`~@@4NxLR~lvNtN~lvN@~@N`~lvN~kAN ~lvN@~ oANN@~lvNoADN (~lvN_~N D~lvNkANȟN lvNG~oANNI~lvN`h~kAN0P~lvNА @N@}lvNpN`N}lvNkA$N0}lvN}4NN}lvN NN`}lvN PN؀N}lvN@N}lvN؀NȁN@}lvNkAN?Rp}lvN }NlN}lvN |NN@}lvN N@N`}lvN@|N0}lvN@N0N}lvN@@N`FR0}lvNp}NԄN`}lvN N\NP}lvN  NN}lvN$@N}lvNNN}lvNoA\Np}lvN}lNN4VNQ  4VNa}0N4VN\FPxPx4VN}?N4VNPyHS4VNNS4VN}=N4VN\LЈЈ4VN}=N4VN};N4VN`}