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Les entretiens
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Alex
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Bramanti,
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Frédéric
Coché,
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auteur de Les nouvelles aventures de l'incroyable Orphée
(avec Jens Balzer)
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Van Hasselt,
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Thierry
Van Hasselt,
auteur de Brutalis
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fremok.org
> entretiens
> Martin tom Dieck
Entretien avec Martin tom
Dieck
auteur
de Salut Deleuze ! (avec Jens
Balzer)
et Les nouvelles aventures de
l'incroyable Orphée (avec
Jens
Balzer)
par Karel Vanhaesebrouck

K.V. : Pourquoi mélanger
la BD et la philosophie ? Ce n’est pas un
mariage évident. Contrairement à
la bande dessinée on associe la philosophie
à l’éducation universitaire
et scientifique.
M.t.D. : Et pourquoi pas? Pourquoi
ne pas mélanger deux choses différentes?
Il y a beaucoup de dessinateurs qui ont fait des
BD sur des musiciens ou qui se sont inspirés
de la musique. C’était un peu par
hasard que je suis arrivé à Deleuze.
J’avais été influencé
par ce philosophe à un niveau très
élémentaire.
J’ai déjà essayé de
reconstruire ce processus d’inspiration,
mais les traces se sont un peu perdues. Mon premier
contact avec Deleuze était ce petit livre
qu’il avait écrit sur les rhizomes.
La lecture de ce livre m’a frappé
et était à la base de l’idée
de faire quelque chose sur la philosophie, sur
Deleuze en particulier.
Sa philosophie fonctionnait alors comme une source
d’inspiration pour construire des récits.
Néanmoins, ce n’est que plus tard
qu’on m’a dit que ma façon
de travailler était plutôt deleuzienne.
En tant que dessinateur, je suis donc devenu deleuzien
sans le vouloir ni le savoir. Par exemple, je
ne connaissais pas les catégories de Concept,
Percept et Affect, mais ils m’aident à
mieux comprendre mon travail.
Je peux utiliser n’importe qui ou n’importe
quoi comme personnage ou idée de base d’une
BD, même si -apparemment ça ne colle
pas ensemble. Mais ça donne quelque chose
de nouveau. Il ne faut pas se poser la question
d’une signification ou d’un but trop
tôt dans le processus de création,
ça se développe naturellement. J’intègre
souvent des idées qui me plaisent sans
savoir quelle fonction elles auront dans la totalité
du récit. Souvent le sens précis
s’installe après.
Votre livre est paru en
feuilleton dans un quotidien. C’est curieux
pour un tel type de bande dessinée. Comment
êtes-vous arrivé à ce projet
?
Le Frankfurter Algemeine Zeitung est le quotidien
le plus riche d’Allemagne. Depuis quelques
années, il y a ce nouveau marché
berlinois, tous les journaux veulent un morceau
de ce gâteau. Ils installent des rédactions
à Berlin pour faire partie de ce marché.
C’est pour cette raison qu’ils veulent
tous inclure quelques pages berlinoises, y compris
le Frankfurter Algemeine Zeitung. Une des idées
des rédacteurs était de publier
un strip à suivre. Ils ont invité
plusieurs dessinateurs pour s’occuper de
cette rubrique durant quelques mois, la collaboration
variait d’un à quatre mois. J’étais
un des dessinateurs choisis.
Ils n’avaient aucune restriction du côté
artistique. Malgré le sujet qui est un
peu moins évident, ça a marché.
Voilà comment j’ai eu l’occasion
de publier cet étrange mélange de
BD et de philosophie dans un quotidien.
Deleuze est un philosophe très populaire
et très à la mode. En Allemagne,
il est assez connu. La forme classique de la BD
rend la philosophie accessible.
Votre premier livre sur
Deleuze, intitulé Salut Deleuze,
est très différent du deuxième
qui porte le titre The Return of Deleuze. Premièrement,
le mode de narration du deuxième livre
semble être plus classique, lvN}?NN}lvN 0@ŇNn}lvN @NPN-}lvN NX}#lvN?TNdN~lvNf@NP}lvN?N\N}lvNz0@NNp}lvN|NhNP|lvNpz@tN}lvN~<N~lvN}0@TN}lvNP*~?,N@4~lvN V}f@ȐNNl}#lvN
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