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Les entretiens
Yvan
Alagbé,
auteur de Qui a connu le feu
Alex
Barbier,
auteur de Lycaons
Alex
Barbier,
auteur de Lettres au maire de V.
Alex
Barbier,
auteur de Autoportrait du vampire d'en face
Alex
Barbier,
auteur de De la chose
Paz
Boïra,
auteur de Encore un exemple où la vie est comme ça
Olivier
Bramanti,
auteur de Le chemin des merles
Olivier
Bramanti,
auteur de Qui a connu le feu
Alberto
Breccia,
auteur de Che
Frédéric
Coché,
auteur de Hortus Sanitatis
Frédéric
Coché,
auteur de Vie et mort du héros triomphante
Olivier
Deprez,
auteur de Le Château
Martin
tom Dieck,
auteur de Les nouvelles aventures de l'incroyable Orphée
(avec Jens Balzer)
Vincent
Fortemps,
auteur de Chantier Musil (coulisse)
Dominique
Goblet,
auteur de Souvenir d'une journée parfaite
Ben
Katchor,
auteur de Le juif de New York
Kamel
Khélif,
auteur de Ce pays qui est le vôtre
Jean-Christophe
Long,
auteur de Modo Quid
Michael
Matthys,
auteur de Moloch
Pedro
Nora,
dessinateur de
Mr Burroughs
Karine
Pontiès,
chorégraphe de Brutalis
Raul,
auteur de Berlin 1931
(avec F.H. Cava)
David
Soares,
scénariste de
Mr Burroughs
Stefan Van Dinther,
auteur de CHRZ
Thierry
Van Hasselt,
auteur de Gloria Lopez
Thierry
Van Hasselt,
auteur de Brutalis
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fremok.org
> entretiens
> Brutalis, démarche chorégraphique, par Karine Pontiès
Démarche chorégraphique, par Karine Pontiès

>> Historique du projet par Thierry Van Hasselt
>> Entretien avec T. Van Hasselt sur Gloria Lopez
Dans la construction de mes spectacles, je cherche à réunir des individus dans des frontières, là où quelque chose se passe, en abordant des histoires de détails, de codes, de jeu et de rythme. Mes spectacles explorent l’univers du territoire, de l’ « entre », l’interstice des corps qui se frottent, des individualités en errance, la perte, les états de fragilité …; ils traduisent les profondeurs de ces états dans un langage décalé, drôle et poétique, en essayant d’aborder la pensée, le sentiment, l’intuition et les sensations.
Le sens n’est jamais fixé, il reste ouvert à chaque imaginaire, fuyant, fragile on ne peut plus.
Je construis fondamentalement l’écriture chorégraphique en partageant et mélangeant les formes d’expression de chaque individu qui participe au projet. Par l’écriture qui se développe au fil des pièces, je cherche à exprimer la vie du corps dans sa fragmentation, l’énigme d’un corps à corps, et toutes ces petites variations qui font qu’un être nous paraît toujours extraordinaire.
Les éléments précis qui composent ces partitions dansées, dans la décomposition de chaque mouvement, de chaque tremblement, de chaque frémissement, semblent détourner le formel en grotesque, l’ordre en désordre, le cloisonnement en espace de liberté et de jeu. Ces déformations, torsions et exagérations sont une manière de peindre la précision dans toutes ses ambiguités.
Penser en images.
C’est en cherchant chaque détail que recèle un corps, toutes les possibilités de ce corps, que je pousse ses limites jusqu’au point où il livre la faille ; la faille où l’on peut se lover, où le corps se délivre de ses frontières, de ses exaspérations. Le détail devient prétexte à explorer, à sublimer. Et l’action transfigure la banalité du geste en cet univers absurde qui nous interroge sur la finalité même de l’acte : sa gratuité, sa grandeur, sa perversion, sa subversion…
Se faufiler dans la brèche et retenir son souffle pour que rien ne s’en échappe.
La danse est un moyen plus qu’un but pour que le corps soit une expérience à mener pour éprouver les limites, une identité et ses devenirs.
Des corps qui se construisent et se défont, se donnent et se retirent, se transforment, se déforment, se trouvent, se perdent, se remplissent, se vident, chutent et s’élèvent.
Tout en jonglant, en associant le minuscule au grandiose, en organisant le chaos, en montrant l’extrême pour aborder la normalité, l’essentiel, l’intuition. Recherche d’états contradictoires.
Rigueur, travail et abandon.
Le thème du travail est dans le corps : bouleversements et abandons.
Abandon – contraction – corps qui réagit, qui éclate, qui se déploie, et qui rayonne vers l’extérieur – communicatif.
Il n’y a peut-être pas de meilleure raison de produire de l’art que d’explorer le monde tel qu’il est, tout en le détournant. C’est vaste. Les possibilités multiples. Dans toutes les créations, j’ai entamé cette recherche que j’exploite à chaque fois via des angles différents, développant des aspects particuliers.
Pour ce projet, BRUTALIS, le corps en solo est à la fois proie et guetteur. Des bribes, restes des valeurs communes, et de la sphère d’appartenance, il ne reste que des petits bouts qui étaient des identités entières.
BRUTALIS nous plonge dans un intérieur intime et organique qui parle d’une évolution accélérée de l’espèce, dans un paysage de poussière, d’os et de peau.
BRUT, sans nettoyage ni ménage.
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